Rechercher
  • Léa

12 avril 2020

Ça fait un petit moment déjà qu'on parle de faire un blog. En fait, je crois que depuis qu'on a décidé qu'on voulait se lancer en affaire, on cherche à y inclure un moyen de s'exprimer, un moyen de transmettre (vraiment) notre vision des choses.



Aujourd'hui, c'est Pâques. Et aujourd'hui, c'est dimanche, au temps de la covid-19.


Mon chum est à la Baraque, parce qu'il est super motivé pour essayer de nouvelles recettes… (de desserts entre autres. miam miam)



Et moi je suis dans notre chez nous, je prend le temps de lire, d'écrire, de respirer. Je prend le temps de vivre. Et je prend le temps d'écrire ici, chose que je souhaitais depuis si longtemps.


J'ai toujours aimé écrire, et j'ai toujours eu plus de facilité à exprimer mes pensées par écrit. Voici donc ce qui me trotte dans la tête, en ce beau dimanche...




Depuis qu'on a développé la nouvelle formule de take out et de livraison pour la Baraque, même si on travaille super fort, on a davantage de temps pour nous. C'est fou parce qu'avant la crise, on croyait pas ça possible.


Ça peut paraître anodin mais simplement le fait de fermer l'après-midi, ça nous permet de nous asseoir, ensemble. Tous les deux. En amoureux. Sans être tout le temps sur le qui-vive. Une vraie pause.


C'est un moment de calme. Un moment de qualité ensemble. On prend le temps de manger. On discute. On écoute le point de presse du premier ministre. Et on joue une partie de carte. On s'installe au soleil sur la banquette et on relax un peu.



Puis,


On est heureux de se remettre au travail.


On est motivé.


On est inspiré.


Et je ne dis pas qu'avant on n'était pas heureux. Ou pas motivés

Cependant, je sens vraiment une différence en moi.


Ça semble plus léger. Plus aligné avec notre vision de départ.


J'ai l'impression qu'au lieu d'essayer de faire 4 choses à la fois et de penser en boucle aux 37 prochaines choses que je vais faire, je suis plus centrée. Plus dans l'instant présent.


Je réalise que le multi-tasking, c'est pas génial pour ma santé mentale.


Je me concentre sur un élément à la fois. Et ce que je fait, puisque je le fait avec toute ma conscience, je le fais mieux.


Je fais moins d'anxiété et j'ai plus confiance en moi. Je retrouve l'inspiration. La passion.


Il y a moins de bruit dans ma tête. Moins de "il faut que je fasse ceci" et de "je ne dois pas oublier cela". Je fais simplement les choses. Une à la fois. Et je suis heureuse de les faire.


Je crois sincèrement que les contraintes liées au virus peuvent nous apporter du beau. Toute cette situation est complètement hors de la zone de confort de pas mal tout le monde sur la planète. Et c'est cet inconfort qui peut nous permettre de réfléchir à des idées nouvelles, de s'adapter, de grandir.


Cette crise me fait réfléchir à l'essentiel.

Ça remet les choses en perspective.

Ça remet les valeurs à la bonne place.


Je suis heureuse de cette prise de conscience.

Je suis heureuse du silence.


Ce silence dans mon esprit, qui crée de l'espace pour des idées nouvelles, des créations remplies d'amour et de passion.


Je suis heureuse car j'ai l'impression qu'on se rapproche de notre idée de départ. Notre vision de ce qu'allait être la Baraque Gourmande.


Je nous observe. On n'a pas moins de travail, ou moins de responsabilités, au contraire. Mais on est moins dans le rush. Moins stressés. Je crois qu'on a davantage de recul et qu'ainsi, on arrive à mettre notre énergie aux bons endroits.


Et ce qui me rend vraiment de bonne humeur, c'est que la Baraque, c'est notre bébé. C'est notre projet à nous deux, et il nous appartient de le faire grandir et évoluer afin qu'il soit aligné avec nos valeurs, nos priorités.


La covid-19 nous place face à un futur incertain (même si le futur est toujours incertain). Impossible de savoir, combien de temps ça va durer et quelles seront les conséquences. Et ce, dans toutes les sphères des nos vies. Au niveau personnel, familial, social, économique, etc.


Est-ce que notre entreprise (notre bébé entreprise) survivra ? On n'en sait rien.

On n'en sait rien. Et il n'y a pas moyen de le savoir.


Et tout cela en fait est d'une certaine façon un soulagement.

Car il n'y a rien qu'on puisse y faire.

Alors je lâche prise.


Je choisis de faire ce que je peux. Et de le faire de mon mieux.

À chaque jour.


Et je réalise que je profites beaucoup plus de chacune de ces journées.


C'est un retour à l'instant présent

Un retour à l'essentiel.









186 vues